Defining Dependency, Constructing Curability: The Deportation of “Feebleminded” Patients from the Toronto Asylum, 1920-1925

  • Natalie Spagnuolo

Abstract

This paper contributes to Canadian eugenics studies through an exploration of medical deportations from the Toronto Asylum between 1920 and 1925. Through a close reading of the case files of foreign-born inmates, this study frames practices of labour, deportation, and psychiatric decision-making as social regulation and ties them to issues of citizenship, disability, and dependency. Above all, this study seeks to demonstrate how disability operated as a medicalized concept to structure oppression. Particular attention is paid to economic exploitation and the use of unpaid inmate labour, to the ways in which perceptions of productivity and curability were shaped by the needs of the internal economy of the institution, and to how these interests informed deportation decisions and shaped inmates’ responses to incarceration. By exposing the Toronto Asylum’s role as a designated immigration station and tracing the expulsion of inmates from this institution, this study links the asylum as site of power and discipline to bio-citizenship as it was practised outside its walls.

Le présent article contribue aux études sur l’eugénisme au Canada par l’intermédiaire d’un examen des expulsions de l’Asile de Toronto effectuées à la requête des médecins de 1920 à 1925. Au moyen d’une lecture attentive des dossiers des internés nés à l’étranger, cette étude présente les pratiques relatives à la prise de décision en matière de main-d’œuvre, d’expulsion et de psychiatrie comme de la régulation sociale et les lie aux questions de citoyenneté, d’invalidité et de dépendance. Elle cherche avant tout à montrer comment on a fait de l’invalidité un concept médicalisé pour structurer l’oppression. L’auteure accorde une attention particulière à l’exploitation économique et au recours à une main- d’œuvre internée non rémunérée, aux moyens par lesquels les perceptions de la productivité et de la curabilité ont été façonnées par les besoins de l’économie interne de l’établissement, et à la manière dont ces intérêts ont influé sur les décisions concernant l’expulsion ainsi que sur les réactions des internés à l’égard de l’incarcération. En exposant le rôle de l’Asile de Toronto comme station d’immigration désignée et en retraçant l’historique de l’expulsion des internés de l’établissement, cette étude lie l’asile comme lieu de pouvoir et de discipline à la biocitoyenneté telle qu’elle se pratiquait hors de ses murs.
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