Immigration, Minority Rights, and Catholic Policy-Making in Post-War Canada

  • Patrick Lacroix

Abstract

This paper addresses the Canadian Roman Catholic episcopacy’s approach to such issues of public interest as immigration and minority rights between 1945 and 1965. The definition of the Church’s involvement in temporal matters, it is here argued, requires an understanding of the institutional interests of Catholicism and traditional Catholic approaches to governance. The conceptual framework offered by contemporary administrative and policy studies now better enables scholars of Catholicism to assess the social and political significance of the Church in this period. Catholic bishops were not indifferent to immigration or the rights of minority groups, but chose to address these matters by utilizing “discreet” channels of interaction consistent with corporatist governance. Quebec and Ontario are taken as illustrative examples of jurisdictions where Catholics were respectively the majority and a minority.

Le présent article traite de la manière dont l’épiscopat catholique canadien a envisagé des questions d’intérêt public telles que l’immigration et les droits des minorités entre 1945 et 1965. La définition de l’intervention de l’Église dans les questions temporelles, soutient l’auteur, exige que l’on comprenne les intérêts institutionnels du catholicisme et les conceptions catholiques traditionnelles de la gouvernance. Le cadre conceptuel offert par les études contemporaines dans les domaines de l’administration et de la politique permet désormais aux spécialistes du catholicisme de mieux évaluer la signification politique et sociale de l’Église au cours de cette période. Les évêques catholiques n’étaient pas indifférents à l’immigration ou aux droits des groupes minoritaires, mais ils ont choisi d’aborder ces questions en empruntant des voies d’interaction « discrètes », compatibles avec la gouvernance corporatiste. L’auteur utilise le Québec et l’Ontario comme exemples de territoires où les catholiques constituaient la majorité d’un côté et une minorité de l’autre.

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