Nineteenth-Century Canadian Prostitution Law: Reflection of a Discriminatory Society

  • Constance Backhouse

Abstract

The History of nineteenth-century Canadian Law reveals that legislators and social reformers took three distinct approaches to the problem of prostitution. They attempted to regulate the trade in sexuality through a Canadian Contagious Diseases Act which sought to control venereal disease in prostitutes. They attempted to prohibit the commercial sale of sex through systematic criminal enactments meant to abolish all features of prostitution, from the selling and buying of sexual services to the procuring, pimping and profiteering from the business. They attempted to rehabilitate prostitutes and would-be prostitutes by establishing asylums, women's prisons and juvenile detention institutions. None of these approaches was ultimately successful and each worked substantial injustice upon individual prostitutes. Discrimination on the basis of class, race, ethnic origin and sex featured predominantly in the formulation and application of each approach, and served as a hallmark of the Canadian legal response to prostitution. L’histoire de la législation canadienne au XIXe siècle révèle que les législateurs et les réformateurs sociaux adoptèrent trois approches distinctes face au problème de la prostitution. Ils s’efforcèrent de réglementer le commerce de la sexualité au moyen de l’Acte canadien des maladies contagieuses, afin de contrôler les maladies vénériennes des prostituées. Ils tentèrent aussi d’interdire la commercialisation du sexe par des mesures systématiques concernant le crime, en vue d’abolir toutes les manifestations de la prostitution, de la vente et achat de services sexuels, ou proxénètisme et aux profits tirés de ce travail. Et ils tentèrent également de réhabiliter les prostituées et celles qui voulaient se prostituer en créant des asiles, des prisons pour femmes et des institutions de détention juvénile. Aucune de ces approches n’eut, en fin de compte, de succès. Chacune d’elles engendra par contre de réelles injustices envers les prostituées. Les discriminations de classe, de race, d’origine ethnique et de sexe furent évidentes dans la formulation et l’application de chacune des approches, et servirent pour ainsi dire de « marque de fabrique » de la réponse juridique du Canada en matière de prostitution.
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