"God Save the Green" Fenianism and Fellowship in Victorian Ontario

  • George Sheppard

Abstract

Historians have generally argued that Fenianism attracted very little support in British North America especially because the Canadian Irish, unlike their American counterparts, were quite loyal to Britain. Evidence from Canada West, however, reveals that there was, in fact, a province-wide network of Fenian lodges that engaged in activities familiar in places such as Cork or Chicago. While traditional Irish Catholic leaders in Canada West opposed Fenianism from the outset, men like Michael Murphy and Patrick Boyle built a significant movement for those seeking fellowship and protection from discrimination and hardship. Almost all Colonial Irish opposed the change in direction taken by the American Fenians in 1866. Historians have misinterpreted this opposition as evidence of loyalty to Britain; rather, most Fenians simply abandoned a movement they had joined for other reasons. Les historiens ont généralement soutenu que le fénianisme avait eu très peu d’adeptes, dans l’Amérique du Nord britannique, principalement parce que les Canadiens d’origine irlandaise, contrairement à leurs confrères américains, demeuraient très fidèles à la Grande Bretagne. Cependant, les faits démontrent qu’en somme, il existait tout un réseau de loges féniennes à l’échelle provinciale dont les activités étaient communes à celles d’agglomérations telles que Cork ou Chicago. Tandis que les chefs catholiques irlandais du Canada-Ouest de tendance conservatrice se sont, dès le départ, opposés, au fénianisme, des hommes comme Michel Murphy et Patrick Boyle créèrent un mouvement important qui offrait à ceux qui le désiraient, camaraderie et protection contre la discrimination et la misère. Presque tous les Irlandais de la colonie s’opposèrent au changement d’orientation adopté par les Fénians américains en 1866. Les historiens ont interprété à tort cette opposition comme étant une preuve de loyauté envers la Grande-Bretagne, en réalité la plupart des Fénians ont simplement abandonné le mouvement parce qu’ils s’y étaient joints pour d’autres raisons.
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